[Article un peu particulier, plus long et avec une structure différente. J’y suis assez honnête et franc, et j’espère sincèrement qu’il « t’inspirera » ou t’apportera d’une manière ou d’une autre quelque chose si un jour tu souhaites te lancer et t’investir et croire réellement dans ton projet.
Il est né suite à une réflexion entendue il y a quelque temps.
Selon celle-ci, il est plus simple pertinent de se demander « ce qu’on ne veut PAS dans la vie« , plutôt que simplement « ce qu’on veut dans la vie ».
Savoir ce qu’on ne veut pas permet de réfléchir à des solutions et des pistes concrètes. C’est « plus fort » que simplement rêver de choses qu’on aimerait peut-être dans nos vies.
Dans mon cas, m’investir dans mon blog voyage à 200% a été ma solution pour ne pas revenir à « ma vie d’avant » (d’employé avec une routine) après 3 ans et demi de voyages/PVT.
Sache également qu’en complément de ce récit de parcours, j’ai rédigé le guide le plus complet pour t’inspirer à devenir digital nomade (ou entrepreneur nomade, comme je préfère le dire).
Si ces réflexions et les déclics dont je vais parler m’ont aidé, et que tu as déjà songé à créer ton propre blog voyage (ou mieux, c’est déjà fait, mais tu te questionnes sur son intérêt; où tu as du mal à rester motivé(e)… Alors cet article « récit » est fait pour toi. (On va même parler chiffres, oulala)]
Maintenant, laisse-moi deviner.
Si tu as atterri ici, c’est que :
- Tu es passionné(e) de voyages
- Tu te questionnes sur tes choix de vie, tu as déjà imaginé trouver un moyen d’être plus libre/indépendant, au-delà de tes voyages..
- Tu as même peut-être déjà songé à écrire tes propres articles. Pour en inspirer d’autres à découvrir des endroits, des lieux, à vivre ce que tu as vécu (bienvenue au club). À partager tes propres conseils, ou carrément à faire passer tes propres messages, ton mode de voyage.
- Tu as surement déjà commencé à le faire sur Instagram (mais tu t’es vite rendu compte que c’était devenu très compliqué de se démarquer de la masse..)
- Et (soyons honnêtes) tu as déjà songé (ou mieux, que tu t’es déjà lancé(e)) à trouver une manière de vivre de ta passion. Ou du moins, en partie.
Je te rassure, c’est légitime, il n’y a rien de mal à ça. Si d’autres l’ont fait, pourquoi pas toi ?
Tu rêves de liberté (la vraie, sous toutes ses formes ; mais surtout géographique et professionnelle) et d’indépendance.
Tu sais, celle à laquelle t’as gouté quand t’étais en plein road trip ou en plein voyage avec ton sac à dos, libre de tes choix.
Alors ceci devrait t’intéresser (même si j’espère que l’article t’intéressera tout autant !) :
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Autre chose qu’on ne s’imagine pas au début, le sentiment d’accomplissement d’enfin prendre du temps pour travailler POUR TOI, pour construire « ton truc », autour de ce qui te passionne vraiment.
Ça, c’est un sentiment tellement agréable et gratifiant. Savoir que les heures que tu passes à travailler, elles sont utilisées pour bâtir ton projet à toi, dont tu es le seul ou la seule responsable !
Chaque jour passé à développer ton projet, c’est une brique supplémentaire posée. Même, et c’est ce que je te conseille de faire au début, il faudra développer ton projet durant ton temps, en parallèle de ton travail, par exemple.
Quand tu « travailles » par passion, le sens du mot « travail » prend une autre dimension.
Imagine si découvrir des endroits, tester des modes de voyage, explorer des lieux qui t’attires depuis longtemps, tout ça ferait partie d’une activité qui te passionne et permettraient d’inspirer les gens, de faire passer ton message.
Puis un jour, après de longs mois (voire années) de travail, d’en faire une source de compléments de revenus, et puis, soyons fous, de pouvoir en vivre.
Pas de recettes miracles ici, désolé, mais d’ici 2 ou 3 ans, c’est clairement quelque chose d’envisageable, mais pour ça, il faut se lancer et s’investir !
Sauf que, voilà…
- Tu ne sais pas si c’est vraiment fait pour toi
- Tu manques clairement de temps, de connaissances, tu y penses, mais tu finis par manquer de motivation, d’objectifs précis, d’idées..
- Tu ne te sens pas légitime, pourquoi toi ? Il y a déjà des milliers de blogs, qu’est-ce que le tien apporterait en plus ?
- Puis tu te demandes si ça va intéresser les gens. Si tu ne fais pas tout ça « pour rien ». (spoiler alert : on passe tous par là, je te rassure).
Crois-moi, jamais le petit Jéjé qui découvrait la vie de backpacker en Australie ne se serait dit que son histoire et ses récits pourrait un jour intéresser.

Elle est loin l’époque de mes premiers dollars australiens, fin 2015!
Bref.
Ça fait un paquet de suppositions, tu me diras si j’ai vu juste. Ou en partie.
Si c’est le cas, ce qui va suivre devrait t’intéresser, en tout cas je l’espère.
Cet article n’a pas pour but d’être un autre article technique « comment créer son blog voyage en 10 étapes ».
J’ai envie d’aborder des aspects plus humains, plus axés « vraie vie ». T’aider à savoir si le blogging voyage peut être pour toi. Te raconter comment ça s’est passé pour moi, avant de terminer par les 4 points clés qui m’ont permis de développer mon blog et de rester motivé.
En te parlant des éléments et des choses primordiales qui m’ont permis de pouvoir acquérir mon indépendance grâce à mon blog, alors que je suis né encore qu’un petit nouveau dans ce milieu.*
*Précision extrêmement importante à mes yeux. Je suis loin d’être un ancien dans le monde du blogging, c’est même plutôt l’inverse. À mille lieues d’avoir l’expérience ou le mérite de blogueurs qui ont, pour ainsi dire, créé ce métier qui nous aspire aujourd’hui. Merci à eux d’avoir osé, il y a maintenant plus de 10 ans !
Je ne prétends par me faire passer pour un guru du blogging. J’ai encore mes preuves à faire sur la longévité, mon blog n’est pas parfait (et ne le sera jamais).
Mais ces centaines (si pas milliers d’heures) passées à me former et travailler dessus m’ont permis de petit à petit pouvoir envisager de vivre de ma passion.
Après une année et demie de blogging en « mode hobby », quand j’ai décidé de faire de mon blog ma priorité et « d’y croire », c’est en +- 6 mois que j’ai pu commencer à dégager des revenus qui me permettaient d’en vivre.
C’est dans cette optique, et en toute humilité, que je pense sincèrement pouvoir apporter des réflexions des conseils à ceux et celles qui souhaitent (re)lancer leur blog voyage. Sans prétention, en racontant ce qui a marché pour moi, et tout ce que j’ai appris ces dernières années.
Mon blog n’a été créé qu’en juin 2018, j’ai pondu une petite vingtaine d’articles sur mon PVT en Australie, puis je suis parti en PVT en Nouvelle-Zélande.
Je pensais pouvoir continuer à l’alimenter, mais, et c’est peut-être ton cas aussi, j’ai préféré profiter pleinement de mon expérience là-bas, et j’ai très peu avancé sur le blog.
Surtout que les 5 premiers mois, je vivais dans une caravane et je travaillais parfois 12 heures par jour.

La vie de château.
Rentré 10 mois plus tard, je constate que le blog fait tout de même 7-8000 visiteurs uniques/mois.
Je m’imagine ce que ça pourrait donner si j’avais continué à m’investir tout de ce temps.. Et je décide de me donner une chance et d’en faire ma priorité à partir de septembre 2019.
C’était hier, quand j’y pense.
Depuis début 2020, mon blog atteignait les 20 000 visiteurs uniques ainsi que 35 000 pages vues tous les mois, c’est très loin des plus gros blogs voyages francophones (indépendants) (qui sont plus tôt autour des 100-150-200 000 visiteurs uniques/mois).
Et pourtant, ça ne m’a pas empêché de générer des revenus qui me permettraient d’en vivre complètement (hors période Covid-19, car comme tu t’en doutes, le tourisme n’a plus le vent en poupe depuis plusieurs mois, soyons honnête Jerem).
Mais comme quoi, c’est possible !
Un des secrets ? Allez je t’en donne un dès le début, se nicher. Trouver sa thématique, celle dans laquelle tu vas devenir « un ou une expert(e) », apporter énormément de valeur aux lecteurs, être authentique, ils te feront confiance et reviendront. Te recommanderont même.
D’un petit backpacker belge à … Un blogueur voyage ?
Tu vois, j’ai même encore du mal à admettre que depuis fin 2019, le métier qui se rapproche le plus de ce que je fais serait « blogueur voyage » (enfin, hors période de pandémie mondiale, haha..).
Je vais être très honnête, cette période unique est aussi une des raisons de cette semi-reconversion.
Cela m’a fait réaliser qu’outre le voyage, mon autre passion était désormais le blogging, et comment améliorer son blog, à tous les niveaux. J’aide désormais de plus en plus (et j’en parle plus loin) des gens à se lancer ou à développer leur blog (sens plus large, à inspirer et aider les gens à faire ce qu’ils aiment vraiment).
Car j’adore ça, et aussi parce que ça me permet de diversifier mon activité, pour ne plus dépendre uniquement du « tourisme ».
Au passage, si ça t’intéresse, tu peux rejoindre notre petit groupe privé de communauté d’entraide entre blogueurs (tous niveaux, dans la bienveillance et à la cool).
[Édit : on est déjà plus de 170 désormais, allez viens, on est bien!]
Et si t’es réellement motivé(e), il y a même mieux plus bas, mais comme je ne souhaite que ça soit réservé qu’à ceux et celles qui sont vraiment prêts à s’impliquer, j’en parle plus loin.
Donc, revenons-en à nos moutons.
Je vais donc aussi te parler des étapes clés qui m’ont fait passer du petit backpacker belge qui partait seul pour l’Australie, plein d’appréhensions à un blogueur voyage passionné qui vit de sa passion.
Tout partait si « bien » pourtant…
24 ans, diplômé en marketing, CDI dans une grosse boite de web marketing, job intéressant, appart en coloc avec mon meilleur ami…
Je ne sais pas si je suis le seul, mais passé l’excitation d’avoir trouvé ton premier job, et avoir gagné tes premiers salaires, cet engouement retombe petit à petit.
Tu te rends compte que ça y est, tu découvres ce qu’est « la routine ».
Ça te parle ?
J’ai testé à cette vie d’employé pendant 2 ans…
Prendre machinalement le train de 07h03 tous les matins, en bon petit soldat de la société, passer 8 heures par jour devant mon écran, puis prendre le train pour rentrer à 18h30, et recommencer le lendemain.
T’es peut-être à un stade dans ta vie où tout va bien dans ta vie « normale », c’est exactement ce que je me disais.
Puis j’ai réalisé que « normal », c’était fade, prévisible, en fait.
Alors oui, y a les sorties les week-ends, les jours fériés qu’on bénit, les 3-4 semaines de vacances par an.
Mais globalement, du lundi au vendredi, on ne va pas se mentir, on devient des robots.
Un matin, j’ai remarqué que j’étais parmi les plus jeunes à prendre ce train tous les matins. Les autres étaient principalement des hommes et de femmes dans leur quarantaine, cinquantaine.
Et je me suis vu, dans 5 ans, 10 ans, 20 ans. Et ça m’a fait peur.
C’était impensable de me dire qu’à 24 ans, je savais que j’allais globalement vivre plus ou moins au même endroit toute ma vie. Et encore moins avoir découvert le rythme de vie qui serait le même jusqu’à la sainte retraite.
Au lieu de m’en contenter, de « laisser faire », d’accepter, car « c’est comme ça », j’ai provoqué un changement radical.
Et j’ai quitté mon boulot et j’ai pris un aller simple pour partir en Australie.
Ce qui reste à ce jour, la meilleure décision de ma vie.
J’ai découvert ce mode de vie, où ta vie dépend entièrement de toi, et de tes choix. Je te passe les récits sur tout ce que ça m’a appris et m’a apporté, les articles sur l’Australie sont là pour ça.
Une des choses les plus importantes, c’est que j’ai enfin pu réaliser ce que je voulais, mais aussi et surtout, ce que je ne voulais pas.
Sans cette décision et ces années de voyage, je me suis trouvé. Et c’est l’étape clé fondamentale qui m’a ensuite permis de trouver ma voie !

Premier road trip sur la côte ouest, inoubliable !
Je parle de moi, mais je pense sincèrement que notre génération se contente de moins en moins du salariat classique.
Être employé ou ouvrier n’attire plus grand monde, franchement. S’endetter pour 20 ans pour acquérir un chez-soi n’est plus un « objectif de vie » pour beaucoup (en tout cas, pas pour moi). Et attendre avec impatience le vendredi après-midi dès le réveil au lundi matin, inutile d’en parler.
Et tout cela est aisément compréhensible. Encore plus si tu as déjà goûté au voyage long terme, si tu lis ces lignes, tu vois surement ce que je veux dire.
Je ne sais pas toi, mais mon moteur dans la vie, c’est d’être libre et d’être épanoui dans ce que je fais, dans mes choix de vie.
Ce qui pour beaucoup pourrait sembler utopique, idéaliste, voire même « irresponsable ».
Une autre sainteté entre en jeu, la « pression sociale » des gens qui ne sortiront jamais de ce moule.
Alors oui, certains trouvent leur bonheur et leur voie dans une vie plus stable, encore heureux.
Mais on ne va pas se mentir, beaucoup s’en contentent…
Si les retours de longs séjours à l’étranger/TDM/PVT sont si difficiles, c’est parce se sent extrêmement incompris par nos proches.
Ils ne peuvent simplement pas comprendre à quel point on a découvert un autre mode de vie, une vraie liberté. À quel point on a changé et grandi !
À quel point c’est bizarre de revenir au même endroit, un an plus, et que n’a rien changé.
Ou à quel point c’est bizarre que tes potes répondent, un an plus tard à la question « alors quoi de neuf? » « boh tu sais, pas grand-chose. », alors que justement, toi t’as vécu des milliers de trucs.
Je pense que c’est quelque chose qui doit se vivre pour être compris.
Bref, je m’écarte, parce qu’évidemment, il n’y a pas besoin de partir 1 an à l’autre bout du monde pour se lancer dans l’aventure du blogging, fort heureusement !
Entre voyageur et blogueur voyage, il y a un monde
Alors c’est bien beau de partir découvrir le monde, de découvrir une vie où ta vie dépend de tes choix.
Mais jusqu’à preuve du contraire, être voyageur, vanlifer, backpacker ou PVTiste, ce n’est pas un métier.
Le PVT est une opportunité incroyable de financer ses années à l’étranger sur place, où même pour économiser pour de futurs projets, mais ça n’est pas un mode de vie tenable sur le long terme.
Travailler de longs mois en Australie m’a certes permis d’y vivre pendant 2 ans, puis de voyager 6 mois en Asie du Sud-Est.
Et en faisant la même chose en Nouvelle-Zélande, j’ai pu acheter un van et découvrir ce pays pendant 10 mois au total.
Mais qu’en est-il de « l’après-vie de PVTiste » .. ?

Si toi aussi t’as connu cette situation, haha.
Et à part si t’es le petit neveu d’un millionnaire américain, tes économies ne sont pas infinies. Donc, qu’on le veuille ou non, il faut gagner un minimum d’argent.
Personnellement, je m’en contrefiche d’être riche, quand j’ai compris qu’on pouvait monétiser un blog, je me disais que ça serait incroyable de pouvoir gagner 5 ou 600€ par mois.
Puis, on ne va pas se mentir, à première vue, être blogueur.se voyage, ça vend du rêve. Écrire sur sa passion et ses voyages, et être payé pour le faire, en plus ?
Énormément de gens y pensent, beaucoup moins s’y essaient, et seulement une poignée y arrive.
Pourtant, si le petit Belge que je suis a « réussi » (je n’aime pas dire ça), alors tout le monde peut le faire.
« Ouais t’es bien gentil et motivant, mais comment on fait, au juste ? »
Il faut surtout se lancer par passion (et que ça reste ta motivation numéro!), de la volonté, arrêter de se trouver des excuses, de la persévérance, et vouloir réellement apprendre et « se former ».
Tu penses que tu peux le faire ? Alors ce qui suit devrait te plaire.
La chose essentielle à comprendre pour durer dans le temps
Je parlais de notre génération un peu plus haut.
Une autre chose qui me frappe et que des grands entrepreneurs hyper inspirants comme Gary Vaynerchuck ne cessent de répéter (je ne te parle pas des charlatans qui vendent du vent via des pubs FB), c’est que notre génération a perdu le sens du mérite.
Voir cette publication sur Instagram
Un des paradoxes de notre monde moderne est le suivant.
Il n’y a jamais eu autant d’outils, de tutoriels, de vidéos pour apprendre, de possibilités de se former et devenir « ce que tu veux » grâce à internet. Et pourtant, il n’y a jamais eu autant de personnes qui n’osent pas suivre leur instinct, ou qui abandonnent en cours de route.
Si je prends l’exemple du blogging, une étude australienne a calculé qu’environ 95% des blogs étaient abandonnés avant leur premier anniversaire.
Comment expliquer ce phénomène ?
Pour moi, il y a 2 raisons principales :
1) La notion de « job de rêve » a perdu son sens
Pour moi, les gens veulent désormais des « jobs de rêve », mais sans trop s’investir. Et c’est bien là que ça coince.
Vivre de son « job de RÊVE », c’est quelque chose d’incroyable. Pour lequel tu vas te donner corps et âmes pendant des mois, des années, dès que tu as un peu de temps libre.
Ça ne veut pas dire quitter ton job ASAP et partir à l’autre bout du monde. Tout le monde ne peut évidemment pas se le permettre.
Mais ça peut être un projet annexe que tu vas développer en parallèle de ton travail. Quand tu en auras le temps. De mois en mois, d’année en année, jusqu’à ce qu’un jour peut-être, tu puisses envisager d’en vivre.
Il y a plein de blogueurs qui ont fait ça pendant des années avant de pouvoir en vivre. Il y a même des personnes qui ont entièrement créé et développé des blogs qui fonctionnent (plus que) très bien, mais qui souhaitent conserver leur job actuel. Tout est une question de choix.
Mais pour ça, il faut croire en soi, avoir soif d’apprendre, et s’en donner les moyens. Arrêter de passer des heures à binge watcher Netflix, et s’y consacrer un peu tous les jours, et les week-ends.
Cette notion de mérite s’est perdue en partie à cause des réseaux sociaux.
On découvre des gens qui « ont réussi », en oubliant que pour beaucoup, c’est après des années de travail « dans l’ombre » qu’ils en sont arrivés là.
J’en parlais déjà sous ce post, quand j’étais dans une phase où je passais toutes mes journées à travailler énormément (surement trop), fin octobre 2019.
Les gens veulent devenir « influenceur » en quelques semaines, pensent qu’elles vont « vivre d’instagram ».
Sauf que ça pouvait encore marcher il y a quelques années. Aujourd’hui, Instagram est saturé.
Spoiler alert : instagram, si tu n’as pas de vrai projet derrière (un blog, des services, ou des compétences à faire valoir, etc.), tu n’en vivras jamais pleinement.
Sauf si tu arrives à monter un compte à plusieurs dizaines de milliers d’abonnés et que tu deviens très bon en création de contenus et que tu contactes des marques.. Mais en 2020, bonne chance pour développer un compte de 0.
Je pense écrire un article complet en expliquant pourquoi j’ai petit à petit « délaissé instagram » au profit du blog et à quel point comprendre ça a été un tournant pour moi. Je reste bien sûr actif en story, car j’aime échanger avec les gens qui me suivent. Mais je suis beaucoup plus libre d’être moi, car mon activité ne repose plus sur IG.
Mon pilier c’est désormais le blog, et c’est beaucoup plus stable et rassurant, car c’est à moi, ça m’appartient.
Et c’est aussi mon message ici, si tu veux construire un projet solide et pérenne, et que tu as envie de le partager avec des récits, lance ton blog voyage, n’attends pas que d’autres le fassent à ta place !
Mais pas de recette miracle ici, ça ne sera pas simple et seuls les plus passionnés et rigoureux arriveront à en tirer un complément de revenus, pour un jour espérer en vivre.
2) Les gens ne s’imaginent pas ce que représente le métier de blogueur (voyage)
Reality check ; si bloguer c’était uniquement écrire des articles et insérer quelques photos, les 95% et les 5% cités plus haut seraient inversés et tout le monde serait blogueur.se.
Je ne prétends pas pouvoir parler pleinement du métier de blogueur voyage. Je n’ai pas assez de recul, je ne suis pas vraiment intéressé par des « blog trips » qui veulent te faire prendre l’avion A-R pour quelques jours (j’en ai déjà refusé un..).
Puis il y a des blogueurs qui créent du contenu vidéo, photos et rédactionnel pour des marques ou des offices du tourisme. C’est encore un autre niveau.
Par contre, je peux te parler de ce que requièrent la création et le développement d’un blog pour se faire une petite place.
Rien que la création du blog nécessite déjà quelques recherches, connaissances et de longues réflexions (choix du nom de domaine, du thème, du logo (je n’en ai toujours pas, haha), de la plateforme..).
[Pour la plateforme, si tu veux un blog pro qui tiendra sur la durée, ça sera wordpress.org que tu héberges sur OVH, Ionos ou Siteground (je suis chez eux et j’en suis très content) ou ailleurs.
Les wix, blogger, squarespace, « monsite.wordpress.com », faut oublier… Et si tu ne veux pas mettre 10€ par an pour t’acheter un vrai nomdedomaine.com, alors c’est que tu n’es pas prêt(e) à t’investir suffisamment.. Je t’ai dit que je serai honnête.]
D’autres blogueurs en parlent très bien dans leurs articles sur leur vie de nomades digitales, se lancer dans cette aventure suscite énormément d’excitation, d’engouement, certes.
Mais aussi énormément de doutes, de remises en question, est-ce que ça peut marcher ? Est-ce que mettre autant d’énergie dans ce projet va payer ?
Il n’y a pas de cursus pour apprendre à devenir blogueur voyage. On se lance tous sans exactement savoir comment faire, et l’apprentissage ne s’arrête jamais.
Et je ne parle même pas des heures.
Ce n’est vraiment pas une chose aisée à gérer au début.
Et c’est pour ça que je ne cesse de répéter que si tu te lances pour l’argent, et non par pure passion, tu abandonneras avant d’avoir tes premiers résultats significatifs en termes de trafic et de rentrées financières.
Se lancer aussi accepter beaucoup de facettes méconnues, voyager en partie pour créer du contenu, parfois se prendre la tête pendant des heures pour résoudre un problème technique, devoir retravailler des anciens articles, car on faisait n’importe quoi à l’époque, etc.
Puis tu passes par des phases de découragement, de doutes, évidemment, c’est humain.
C’est pour ça que je te conseille vraiment de développer ton blog en parallèle de ta vie actuelle, ou durant tes voyages, quand tu as le temps.
Et une fois que tu atteins une stabilité financière, que tu combines peut-être ça avec une activité freelance et que ça te permet de rentrer assez pour vivre tous les mois de manière stables, pourquoi ne pas enfin acquérir cette liberté professionnelle ? (attention le blogging peut être saisonnier, suivant ta niche)
Mais ça ne sera pas plusieurs mois ou plusieurs années, en fonction du temps que tu pourras y investir.

Sommet du Ben Lomond, Queenstown
Allez, si tu as lu jusqu’ici, je peux t’en parler.
Si tu souhaites créer ton blog, mais que tu ne sais pas par où commencer, que tu manques de temps, que tu aimerais être guidé(e) pas-à-pas..
Ou si tu as déjà un blog, mais que tu as mal à le faire décoller, à le promouvoir, à obtenir du trafic, à rester motiver, à trouver des idées d’articles, bref, à savoir comment faire…
Je pense pouvoir t’aider ! En tout cas, c’est ma volonté.
Au début, j’ai émis l’idée d’accompagner des gens dans la création de leur site, de faire des « audits SEO » suivis d’appels pour aider ceux et celles qui en avaient déjà un.
À ma grande surprise, j’ai reçu beaucoup de demandes, et la confiance de mes abonnés IG m’a fait réaliser qu’en fait ils me faisaient confiance. Certains m’ont même laissé des reviews sur ma page FB, ce qui fait super plaisir.
Mais j’ai aussi réalisé que ça me prenait trop de temps, de chaque fois passer plusieurs heures en appel Skype.
Donc j’ai eu l’idée du groupe FB, mais aussi de lancer des emails privés, où je pourrais plus longuement plus régulièrement partager des vrais conseils blogging à tous ceux inscrits, en un seul email.
Bon allais, tant que j’y suis, je te dis tout..
L’autre objectif, c’est de développer des formations qui condenseront tout ce que j’ai appris ces 2 dernières années, dans lesquelles je te partagerai tout ce je fais sur mon propre blog. Et comment j’ai pu en vivre si « rapidement » ?
J’ai d’ailleurs créé une formation « blog voyage » de plus d’une heure entièrement gratuite.
Tu peux y sauvegardé ton accès et le regarder plus tard, bien évidemment.
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Pour terminer, voilà les points qui ont été décisifs pour moi et qui ont provoqué des déclics tout en m’aidant à rester motiver.
Les 4 points clés bien se lancer et développer son blog
Je vais te parler de 4 déclics importants qui m’ont vraiment aidé à m’améliorer et développer mon blog. J’espère qu’ils te serviront aussi !
- Accepter que ça prendra du temps
- Mettre mon orgueil de côté et me former
- Arrêter de me trouver des excuses et investir du temps
- Vaincre le syndrome de l’imposteur et croire en toi
1) Accepter que ça prendra du temps !
Quelque chose qui m’a frappé en passant un peu de la « communauté d’instagrammeurs » à celle des blogueurs voyage, c’est le côté plus mature, plus posé et « plus adulte ».
Les blogueurs ne sont pas là pour la fame ou la gloire instantanée. D’ailleurs, beaucoup de blogueurs sont sur Instagram, mais n’en font pas du tout leur priorité.
Certains comme Bruno Maltor, pour ne pas le citer, arrivent à jongler entre plusieurs plateformes, mais ils sont très peu.
Les blogueurs sont là pour la durée. Je le disais, mais la plupart des blogs voyages « à succès » sont là depuis de nombreuses années.
Ils sont là pour créer du contenu qualitatif qui durera dans le temps.
Et quand tu débutes de 0, il va falloir faire ses preuves auprès de Google, et gagner sa confiance. Et ça, ça prend du temps, plusieurs mois, en fonction du temps que tu pourras y allouer, au moins 4 à 6 mois minimum avant d’avoir des débuts de résultats intéressants en termes de trafic naturel.
Même plus tard, quand tu commenceras à cibler des requêtes plus compétitives avec des articles, là aussi, il faudra s’armer de patience.
Certains articles qui rankent désormais bien, ont mis 3, 4 mois ou plus pour que Google daigne les faire apparaitre en première page.
Exemple avec la requête « road trip Australie« , pour laquelle j’ai publié en article début janvier, qui est arrivé dans le top 5 uniquement fin février. Et encore, 2 mois ça va.
Le travail d’optimisation d’un blog ou d’écriture d’article, c’est du travail qui paiera dans un second temps, il faut l’accepter, et se dire que plus tu fournis du travail à une période X, plus tu en récolteras les fruits à la période Y.
2) Mettre mon orgueil de côté et me former
Admettre et accepter que se former est primordial a été un déclic pour moi.
À priori, créer un blog en suivant un tuto et écrire des articles pour raconter ses voyages, c’est accessible à tout le monde.
Comprendre l’importance de se former et d’apprendre comment bien le faire, pour être lu par d’autres personnes que ses parents, ses amis et les quelques abonnés FB/IG qui feront l’effort, c’est un autre monde.
Pendant longtemps, je pensais que je faisais globalement tout bien, j’avais de l’expérience en SEO grâce à mon premier job.
Mais le blogging, c’est un autre game. C’est apprendre à structurer son site, des aspects techniques pas sexy, écrire pour captiver le lecteur, gérer les RS, promouvoir son blog sans spammer sur les groupes FB à chaque nouvel article (jpp d’eux), etc.
Soit je continuais à faire comme je pensais tête baissée, soit je me remettais en question et je commençais à suivre des pros qui avaient faire leurs preuves.
Ça m’a pris des mois, j’alternais mes journées entre avaler du contenu pour apprendre (en réalisant tout ce que je faisais de travers) et après j’appliquais sur mon blog.
Et le contenu était partout, soit les gens vendaient des formations hors de prix, soit leurs discours vendeurs de rêves ne m’inspiraient pas confiance. Se former gratuitement est possible, mais bordel, même si ça me passionnait, faut s’accrocher.
Encore aujourd’hui, une bonne partie de mes articles sur l’Asie du Sud-Est doivent être profondément retravaillés.

Luang Prabeng, au Laos
Seulement, cette étape de remise en question, c’est compliqué pour les Français (aaah votre fierté légendaire).
J’ai déjà discuté avec des gens qui tiennent un (petit) blog, on discute de certains points, et quand je soulève un truc, ils me disent « ouais je sais, je fais tout ça » ou « oui oui, mais j’ai déjà quelques articles bien positionnés donc ça va, je dois juste en faire plus ».
Sauf ces articles sont sur des mots-clés que quasiment personne ne recherche..
Bref. Chacun fait comme il le sent, mais pour moi, comprendre que je devais d’abord apprendre correctement a été vraiment un élément capital.
(Et je l’ai même compris un peu tard à mon sens, vu que j’ai dû retravailler énormément d’articles depuis..)
3) Arrêter de me trouver des excuses et investir du temps
Qu’elle que soit la passion et que tu veux que ça devienne un jour autre chose qu’un hobby, il faudra t’investir et la remettre au centre de tes priorités.
Qui ne rêve pas de vivre de sa passion ? Que ça soit la menuiserie, la photographie, la danse ou le blogging, il y a pour moi 2 types de personnes :
- Ceux et celles qui ont une passion, mais bon, ils ou elles ont un job ok, alors pourquoi changer. Ils vont peut-être s’y essayer un peu, mais quand ça demande plus d’investissement, ils abandonnent. Et finiront par passer toutes leurs soirées sur Netflix. Prétextant « la flemme » ou « le manque de temps » comme excuse principale..
- Les autres, la minorité, qui auront ce déclic « d’entrepreneurs » et qui vont commencer à croire en eux, en leurs projets, à lire des bouquins, à s’entrainer, à s’inspirer, et à consacrer la majorité de leur temps libre à leur nouveau projet, à leur passion.
On sait tous à quoi la vie de la première catégorie ressemblera dans 5 ans, elle sera surement la même.
Mais imagine-toi d’ici 5 ans, si t’as commencé à bosser sur ton blog cette semaine ? Franchement, si tu t’investis et que tu te fixes des objectifs régulièrement, tu auras surement construit un blog pas dégueulasse, non ? 5 ans c’est long, c’est potentiellement des centaines d’articles.
Allez, une dernière de GaryVee pour la route.
Voir cette publication sur Instagram
Se fixer des objectifs pour rester motiver ?
Une autre clé, se fixer des objectifs quotidiens, hebdomadaires et sur 3 à 6 mois.
Moi ça m’aide énormément, chaque soir, je note ce que je veux faire le lendemain. Comme ça je sais exactement ce que je dois faire quand je m’y mets.
Et si je n’ai pas pu tout finir, ce n’est pas grave, ça sera pour demain, et j’ajoute de nouvelles taches.
Les objectifs sur le plus long terme, chaque début du mois, je note ce que je veux avoir fait pour la fin du mois.
Crois-moi, comme ça tu avances, et tu vois tout ce que tu as déjà accompli quand tu regardes tes anciennes « to do lists ».
4) Vaincre le syndrome de l’imposteur et croire en toi
Pour terminer ce roman, j’aimerais aborder ce point particulier, assez personnel, mais qui touche bien plus de personnes qu’on ne le pense.
« Pourquoi moi ? Qu’est-ce que je peux apporter de plus que tous ces autres blogs déjà hyper complets et qualitatifs ? »
Mais dis-toi une chose.
Tu es la seule personne qui ta personnalité et qui a vécu tes expériences et tes voyages comme tu les as vécus.
Je prends un exemple, des rappeurs français, il y en a déjà tellement, des mégas connus. Pourquoi on voit toujours des nouveaux émergés ? Comment expliquer qu’il y en a qui ont une « communauté de fans » alors qu’ils ne sont pas spécialement connus ?
Car ils ont chacun leur personnalité, leurs textes, leur signature. Et que certains parlent plus à des personnes qu’à d’autres.
Bah le blogging c’est pareil.
J’ai des concurrents sur l’Australie qui ne sont plus des blogs indépendants, mais qui sont devenus des entreprises, avec des employés, des pros du SEO, des rédacteurs. Pourquoi je lutterais ?
Parce j’ai « mon style », je parle de la vraie vie du PVT, je ne donne pas juste des conseils qu’on peut trouver partout.
Si toi aussi t’as des choses à raconter, des conseils que t’as pas trouvés ailleurs, un sujet qui te passionne, un message à faire passer, fais-le ! T’as quoi à perdre ? Ne pas être lu ? Si tu n’es pas lu, personne ne le saura. (même si ce n’est pas le but, haha).
Tu vois, avec ce projet de formations, je me suis beaucoup questionné, suis-je légitime ? Ai-je assez d’expériences ? Est-ce que les blogueurs plus expérimentés vont me voir d’un mauvais oeil ?
Ma réponse est simple, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais quand j’ai voulu me lancer, et j’ai ressenti une demande de la part de ceux et celles qui me suivent, alors je le fais.
C’est aussi con que ça, mais juste oser le faire.
Soit on le fait, soit on accumule des regrets.
J’ai choisi ma voie.
Et si on avait dit à ce petit gars qu’un jour il lancerait son blog et oserait croire en lui, il n’y aurait pas cru.

Tegalalang, Bali
J’espère que cet article t’aura aidé à choisir la tienne et que mon histoire t’aura un peu inspiré !
Je te remercie de m’avoir lu jusqu’ici (tu fais officiellement partie de la team des vrais!), n’hésite pas à me partager ton avis sur cet article un peu particulier en commentaire, ça me ferait aussi très plaisir.
Jérémy



